Chapitre I

Chapitre I
Je tremble, j'ai mal partout, j'ai le souffle court, une respiration haletante. Je crois que je fais une crise d'asthme. Mais j'men fou. Je dois continuer de courir, courir, jusqu'à trouver un endroit où me cacher.
Il est à peine 11h, mais il fait déjà nuit noire, pour un début de juillet.
Personnes dans les rues. Enfin, personne si on ne compte pas les toxicos en manque, avachis sur les trottoirs ; les alcoolos sortant des bars en hurlant des absurdités ; les putes, et j'en passe...
Je n'y fais même plus attention. Ca fait bientôt 8 ans que j'habite là, j'ai l'habitude.
Je jette un cou d'½il derrière mon épaule. Mes poursuivants sont toujours là. Hé merde !
Encore mon frère qui devait avoir des dettes par dessus la tête. Ils s'en prennent à moi pour le faire payer. Le coup classique. Ca aussi je m'y était fait.
Je m'engouffre dans une ruelle sombre. Je commence à avoir peur. Pourvu qu'ils ne m'aient pas vu ! Pourvu qu'ils ne me trouvent pas !
Je me colle à un mur humide, et puant l'urine, en rentrant mon ventre, et en me faisant la plus petite possible.
Hé Dieu, si t'existes, c'est le moment d'intervenir !
J'entends des pas qui s'approchent de moi. Des voix. Deux hommes. Je crois.
Ils arrivent.
- Putain elle est où c'te conne ? !
- J'sais pas mec ! Mais faut la trouver, sinon on va se faire démonte pas le boss, laisses tomber !
- Nette. Bon aides-moi à la chercher.

Ils se rapprochent de plus en plus de moi. Je sens leur souffle saccadé sur mon visage. Ils puent l'alcool.
Apparemment ils ne m'ont pas encore vu. Ca ne saurait tardé.
Soudain une main s'agrippe à mon bras. Je stoppe ma respiration.
- Ca y est mec, j'crois que j'l'ai trouvé...
Il m'attrape par les cheveux et m'entraîne un peu plus loin. Je suis tétanisée.


_______________________________________________

J'en ai marre. Ca va bientôt faire bientôt 1h30 que le concert est terminé, j'suis carrément crevé, mais nan ils peuvent pas nous laisser rentrer chez nous.
Enfin chez nous... Si on peut appeler ça chez nous. Le bus de tournée quoi. Bon OK il est pas mal, mais bon c'est pas une baraque non plus.
Pff vraiment j'adore ce que je fais. J'adore ma vie, les gens avec qui je bosse, les gens que je côtoies etc., mais là j'ai vraiment besoin de prendre l'air.
De plus, le concert de ce soir, à Paris, était super crevant. La salle était remplie, on jouait à guichets fermés, et tout les médias étaient présents.
C'était beaucoup de stress accumulé, et j'avais besoins de décompresser seul, dehors si possible.
Je me lève de la chaise où j'étais assis, balance à mon frère, et à David que je dois prendre l'air, et me tire de la loge, direction : dehors.
Il fait encore chaud, normal, on est en été.
Il n'y a plus personne dehors, les fans ont désertées le terrain, mais je reste prudent, et met ma capuche.
De toute façon il fait tellement noir que personne ne pourrait me voir, en principe.
Je marchai, marchai, le long des trottoirs humide, observant les passants, le décor. Bizarrement, on différencie tout de suite un décor allemand d'un décor français. J'sais pas trop pourquoi à vrai dire, mais j'arrive toujours à faire la différence.
Plus j'avançais, plus je me sentais bien. Enfin de l'air frais, j'me sentais libre. C'est débile, avec la vie que j'ai j'suis libre de tout faire, mais là, j'me sentais vivre !
Hé mon vieux tu d'viens sentimental ?
Bof.
Je ne voyais même plus la salle de concert désormais. Je savais où elle était, mais ne la voyais plus.
Comme si j'étais perdu... Une vague d'excitation m'envahit soudain.
Je me stoppai, et m'adossais contre un mur de brique humide. Bon OK Paris c'est beau, mais la nuit... un peu douteux. Enfin, les gens étaient douteux.
J'étais perdu dans mes pensées, me demandant où était le prochain concert, quand une jeune fille passa en trombe devant moi.
Elle respirait mal, devait faire de l'asthme, et avait l'air terrifiée.
Je la regardai passé, sans trop me poser de question, mais soudain, deux mecs d'à peu près mon âge, et qui avaient pas l'air très clean, passèrent devant moi en courant. Ils poursuivaient la fille, on dirait. Bizarre.
J'avais pas trop envie de me mouiller dans des embrouilles douteuses, surtout ici et dans ses circonstances, mais la fille avait pas l'air très vieille, et j'avais une petite idée de ce qu'allait lui faire les mecs qui la coursaient. J'avais pas envie de faire comme si je n'avais rien vu. Ce s'rait dégueulasse. Si je n'intervenais pas, ces mecs allaient probablement gâcher sa vie.
Je me mets à courir moi aussi, du plus vite que je peux avec mon baggy, tout en essayant de me faire discret. Les deux hommes s'engagent dans une ruelles sale et puante.
Ils ont perdu la fille apparemment. Ils parlent, mais je n'arrive pas à comprendre ce qu'ils disent. Soudain, l'un d'eux la trouve, et l'attrape par les cheveux. Elle grimace, mais ne dit rien. Elle a peur. Il la cogne contre un mur et lui murmure :
- Tu connais Hakim Emy ?
- Jamais entendu parlé, répondit-elle, un peu provocatrice.
- J'te conseille de pas faire la maligne avec nous. Ton frère à des dettes. Grosses dettes. Alors, balance lui qu'il a deux option : - soit il nous paie, et tout ira bien pour ta jolie petite gueule ; - soit il tarde un peu trop, et là...

Il passe son index autour de son cou, arborant un large sourire de psychopathe.
Ils se marrent. Le mec de tout à l'heure décoche une droite à la fille, qui tombe à terre sur le coup, en saignant. Les deux enfoirés partent en se marrant comme des cons. C'est là que j'intervient.
- Hé mecs ! ! Z'avez pas honte de vous en prendre à une meuf qui vous a rien fait ?
Ils se retournent, cessent de rire.
- T'en mêle pas mec ! Son frère doit des tunes à mon boss. Et moi j'obéis aux ordres. C'est pas tes oignons !
- Les mecs dans ton genre, putain ça fait pitié !
Il fait me tire une gueule pleine de mépris, et se casse accompagné de son pote.
Dès qu'ils sont hors de vue, je me rus vers la fille, assise contre un mur, les mains autour de ses genoux.
Elle saigne de la lèvre. Je lui tends un mouchoir.
- Tiens prends ça.
Elle lève les yeux vers moi. Je ne parviens pas à distinguer son visage. Il fait trop noir, et de plus elle a une capuche sur la tête, tout comme moi.
- Qu'est ce que tu veux ?
- T'aider !
- Pff... remballes ta pitié et tires toi. J'ai pas besoin de gars comme toi sur le cul.
- J'te jure que je te veux rien de mal ! Faut qu'tu soigne ta baigne ! Ca saigne vachement ! Allé s'teuplè prends le mouchoir, ça te coûte rien !
Elle fait un semblant de sourire et prends mon mouchoir en se levant, puis s'en va en marchant.
Je me mets à courir pour la rattraper.
- Et tu vas faire quoi maintenant ?
- Rentrer chez moi, et m'expliquer avec mon frère pour savoir ce qu'il a encore fait comme connerie.
- Oh...
- T'es allemand toi nan ?
- Ca se voit tant que ça ?
- Ca s'entend surtout !
Nous avons quittés la ruelle, et sommes de retour en ville. Je peux enfin voir son visage. Elle marche, en arborant un superbe sourire, comme si rien ne s'était passé...
- Et qu'est ce que tu fais à Paname alors ?
- Euh ben... Je te retourne la question ? Qu'est ce que tu fait en plein dans Paris au beau milieu de la nuit ?
- J'me promène disons. J'habite en banlieue en fait. Mais t'as pas répondu à ma question !
- Tenace la p'tite !
- Plutôt ouais ! Alors ?
- De toute façon si j'te le disais tu me croirais pas !
Elle sourit, visiblement amusé de mon entêtement.
Soudain, une idée me traverse l'esprit.
- Tu sais quoi ? J'peux pas te le dire, mais j'peux très bien te le montrer.
Elle me regarde, étonnée.
Je la prends par la main, et l'invite à courir. Nous arrivons à la salle de concert.
Elle me lâche précipitamment la main.
- Hé wowowowowo là ! ! Tu me fais quoi ?
- T'es blessée, et de plus il fait nuit noire. Tu peux pas rentrer toute seule à cette heure là, trop risqué.
- J'l'ai d'jà fait pourtant.
- Oué ben c'est pas bien. Viens j'vais te donner de la glace, et après, un van te raccompagnera chez toi.
Je lui balance un superbe sourire, auquel elle ne me répond pas, elle reste perplexe un moment, et sourit à son tour.
Je l'entraîne dans la salle de concert, qu'elle examine recoins par recoins, comme un nouveau-né découvrant le monde qui l'entoure.
- Mais qu'est ce que tu fous dans une salle de concert ? Pis t'es qui pour avoir des vans à ta disposition ?
Je n'ai pas le temps de répondre à sa question, que Bill se précipite vers nous en courant, accompagné de David, et de Gustav et Georg.
- TOOOM ! ! Mais t'étais où purée ? On s'est fait un sang d'encre ! puis ses yeux se pose sur la fille, dont (je viens de remarquer) je ne connais pas encore le nom. Oh...
- Et c'est qui eux ?
Bill me regarde, étonné.
- Attend t'as trouvé une fille qui nous connaissait pas ? Nan c'est une blague !
- Salut moi c'est Georg, tu sais, uns de ses jours, on pourrait peut-être prendre un verre ensembles ou...
- J'suis pas libre un de ses jours, désolée.
Tout le monde explose de rire.
- Bon viens je vais te donner de la glace, et je t'explique tout après.
- Oué j'veux bien merci ! Parce que là j'ai bien peur d'être larguée en territoire inconnu !



Et voilà !! Voilà ma nouvelle fiction ! En espérant qu'elle vous plaise. Vraiment dites moi tout !! Soyez francs !!
Dites moi si vous voulez que je recommence litérallement ce chapitre car ca ne vous convient pas, si vous voulez quelques changements, pourquoi, etc. Enfin vos impressions quoi !
Merci beaucoup !
La suite dans 30 com'z !! Merci beaucoup !! J'espère de tout mon coeur qu'elle vous plaira autant que la précédente.
Voilà merci, et gros bisous à tous !!

# Posté le mercredi 16 janvier 2008 14:30

Chapitre II

Chapitre II
Je me laisse aller sur mon lit. Laisse aller le sang monter dans la tête, ma chevelure d'un noir de jais, à la renverse, caresser du bout des mèche, la moquette poussiéreuse de ma chambre.
J'ai un mal de tête infernal. Je repense à hier. Je ne me souviens pas de tout, seulement quelques flash back. Il m'avait expliquer qui il était, je ne m'en souvenait plus. Une espèce de star j'crois. Guitariste dans un groupe. Connu.
Le nom du groupe et qu'est ce qu'il faisait ? J'm'en souviens plus.
On a but ensuite. Fait la fête. J'suis rentrée tard. 3h du mat' au moins. Mon frère était pas là à mon retour. Partit, pouf envolé ! Sûrement en boîte, p'tètre à l'hôtel même, dans les bras d'une Pamela Anderson miniature.
Je regarde l'heure sur mon réveil. 14h30. Toujours pas habillée, ni coiffée, et ni même lavée. De toute façon à quoi bon ? Pour qui ? Un amour secret ? 2 ans que j'l'attend plus celui-là. Des potentiels amies ? Bof. C'est pas trop mon trucs, les bisous, les câlins, les secrets de filles, les histoires de filles, et tout le bla-bla que peuvent faire les filles. Mouè...
Soudain mon portable censé être perdu se met à sonner : « Bienvenue dans ma chambre, j'y glande, voyage sur commande, je fais le tour du globe à l'aide de ma télécommande, je suis : grave contraignant, un peu marteau fainéant... »(Sniper - Dans mon monde)
Je me précipite sous mon lit, de là où vient la sonnerie, et décroche précipitamment.
- Ouais ?
- Hé Kim ! On avait dit minuit à la station de métro hier ! Tu foutais quoi putain ?
- Y'a eu une emmerde avec mon frère, et j'ai carrément zappé ! Sorry !
- Ouais bon, pas grave. Qu'est ce qu'il a encore foutu ton frangin ?
- Pff j'sais pas. J'l'ai pas vu quand j'suis rentré. Des dettes j'pense.
- Ouais ben fais gaffe, c'est pas des drôles ces mecs là. Ils jouent pas avec la tune.
- T'inquiètes je gère.
- Si tu le dis. Bon j'te laisse j'dois aller chercher ma copine à son boulot. Dis bonjour à ton frangin d'ma part quand tu le reverras.
Bip. Mehdi. Un pote de la cité. J'devais l'retrouver hier. Complètement oublié. Bah... Pas grave !
Je pose mon portable sur mon lit, et réfléchis à ma journée. Faut que j'aille me trouver du boulot. Rien de bien compliqué, juste un p'tit boulot d'été pour passer le temps et récolter un peu d'argent de poche.
Je réfléchissais à où je pourrais aller chercher du travail, quand ma porte d'entrée se mit à sonner. Qui ça pouvait être ? Mon père était à New-York en vacances avec ma mère, et mon frère devait traîner quelque part...
Je dévale les escaliers, et me plante devant la porte d'entrée, que j'ouvre à la volée, un peu essoufflée. Je ne reconnais pas de suite le mec posté devant moi avec une capuche sur la tête, et le dévisage, perplexe.
Mon corps s'exécute, sans passer par la case cerveau avant, et m'informer de ce qu'il trafique. Je m'écarte, et le mec s'engouffre chez moi.
Il retire sa capuche, je peux enfin le reconnaître. Je reste perplexe. Comment il a fait pour retrouver où j'habitais ? !
- Je... Tu... Comment ?
- Quoi ? !
Je me ressaisis, et parviens à articuler :
- Comment t'as retrouvé où j'habitais ?
- Le chauffeur qui t'as raccompagné hier m'a conduis jusqu'à chez toi.
- Ah... mais oh ! Je... il me regarde de haut en bas, un sourire aux lèvres QUOI ? !
Je percute. Je suis en boxer et en tee-shirt devant un mec que je connais à peine.
- Hé mais pour qui tu te prends toi ? ! OK tu m'as aidé hier, on a fait la fête, c'était bien, mais c'est pas une raison pour venir squatter chez moi comme tu veux. DEGAGES !
Il ne bouge pas, continue de me regarder, arborant ce même sourire, ce regard sûr de lui, il commence à me taper sur les nerfs.
Je soupire. J'ai pas la force de lutter. Je cède.
- Bon tu veux quoi ?
Il sourit, content de lui.
- Que tu me fasse visiter Paris !
- Nan mais y'a pas marqué « agence de voyage » sur mon front ! Maintenant si tu voulais bien me laisser, j'ai des trucs à faire.
- Ouais comme t'habiller.
- Dégages !
- Allé s'teuplè ! ! En plus j'te signale que j'ai ton numéro ! Si tu viens pas j'le passe à Georg ! ! Ca fait depuis hier qu'il me bassine pour que j'lui passe.. T'sais j'crois qu'tu lui plaît et en plus...
La mémoire me revient soudain. J'arrive à attribuer un visage au fameux Georg. Le gars que j'ai déjà remballé hier. Il m'a fait chier toute la soirée. Il s'en ai prit plein la gueule...
- Oh non me fais pas ça ! ! Il est trop chiant ce mec ! ! En plus il est même pas beau gosse !
- J'vais me gêner !
- Bon bouges pas et attends que j'revienne te chercher.
Je n'attends même pas sa réponse, et cours prendre des affaires dans ma chambre. Je prends une douche rapide, me fringue et me maquille, et reviens chercher l'autre bouffon planter dans mon hall.
Je l'attrape par la manche, et claque la porte derrière nous. L'ascenseur toujours en panne, nous prenons les escaliers, que nous descendons en silence.
Arrivés en bas, nous quittons l'immeuble délabré où se trouve l'appartement.
- Ca veut dire que j'ai gagné ? me balance le gars avec un grand sourire dragueur.
- La ramène pas toi, sinon j'me tire.
Il sourit. Nous marchons, il ne me quitte pas des yeux. Je sens son regard mon parcourir de la tête aux pieds.
Il fait chaud. C'est l'été. Peu de monde sur les routes. J'observe ce paysage qui n'a pas changé depuis des années. Ces grands immeubles, ces bancs délabrés, ces magasins couverts de tags...
Nos regards se croisent. Il me sourit. Je lui rends son sourire, et respire profondément.
- Pourquoi tu t'accroches ?
- Quoi ?
- Laisses tomber...
Il sourit, de ce même sourire, sûr de lui, limite prétentieux. Pas possible comme il me saoule. Mais une autre partie de moi me dit que non, qu'il a l'air sympa comme gars, marrant, intelligent, beau... TA GUEULE je sais déjà ce que la suite va contenir!
Soudain, je m'arrête. Tu vas voir petit, moi aussi j'suis maligne.
- Au fait j't'ai pas demandé : Tu veux aller où ?
- Je... Euh... T'avais des trucs à faire nan ? J'te suis.
C'est bien ce que j'me disais. Il sait pas. Tant pis pour lui. Nous passons devant un café, bondé. Le patron et sa serveuse ont l'air débordés. Une idée me vient à l'esprit.
Je rentre dans le café, le gars me suit.
Je m'installe devant le bar, et attend le patron. Il ne tarde pas à arriver, et me demande ma commande, un sourire aux lèvres, ignorant Tom.
- Euh nan en fait je me disais... J'ai besoin d'un boulot en fait et... vous avez l'air débordé... vous ne chercheriez pas une autre vendeuse par le plus grand des hasards ?
- Dégages, j'ai besoin de rien. On se débrouille très bien comme ça.
J'encaisse le coup, inspire profondément. Calmes-toi, c'est pas grave.
Nous quittons le bar. J'ai le moral à zéro, plus de motivation de chercher un travail. Je m'adosse à un mur sale, et me passe en boucle la chanson de TATU « We shout » dans ma tête.
Puis, je me souviens du gars, qui a l'air perdu dans ses pensées. Je le regarde. J'aimerais tellement avoir sa vie ! Laisser tomber tout ça, et parcourir le monde, gagner ma vie comme ça...
- C'est quoi ton nom déjà ?
- Tom. Et toi ?
- Kim.
Il hoche la tête. Il doit regretter d'être venu avec moi, au lieu d'être aller voir une autre fille de sa liste de contact. Il reste sûrement par pure politesse. C'est vrai qu'elle est pas passionnante, ma vie. Moins que la sienne en tout cas.
- Et on fait quoi alors ?
- Fais ce que tu veux. Moi je vais sûrement rentrer...
- Hé t'as pas le droit ! ! T'as dit que tu passerais la journée avec moi, et tu vas passer la journée avec moi. Parce que si tu sais pas quoi faire, moi je sais quoi faire !
Je me surprends à laisser échapper un rire. Ca fait longtemps tiens ! Les gens disent qu'à 17 ans on a toute la vie devant soi, c'est bien triste de voir que la mienne n'a plus rien à voir...
- Alors ? Proposes !
- Disney Land ?
Je souris, toujours regardant droit devant moi. J'ai envie de dire non, et de rentrer chez moi, de m'allonger sur mon canapé, devant ma télé, à zapper, et me morfondre sur mon sort. Mais il ne me laisser pas le temps de réagir, et appelle un van. Avant que j'ai le temps de me rendre compte de ce qui m'arrive, je suis dans un manège, criant, et riant à pleins poumons. Je m'amuse comme une folle, et finit par vomir ma barbe à papa dans l'herbe, après un manège plus que secouant.


Bonjours à toutes!! Olala Merci pour tout vos com'z sur le dernier chapitre !! Vraiment je sais pas quoi dire !! C'est trop gentil !! Contente que ma fic vous plaise !!
Voilà le deuxième chapitre !! Dites-moi ce que vous en pensez !!
Suite dans 30 com'z !! Bisous et encore merci !!

# Posté le dimanche 20 janvier 2008 12:28

Les VIP à prévenir !! =D


Voilà alors sur cet article, j'écris les gens qui veulent être prévenus lorsque je posterais une suite. Ce sera surement plus simple pour tout le monde. Alors voilà tu veux être prévenu ? Laisse un com' sur cet article et le tour est joué ; ).
Les personnes à prévenir :
-x3-t0ki0-h0t3l-fic-x3
-megane-bill-tom-fiction
-maa-nii-fikk
- tgbg-tokiohotel-tgbg
-zozo129 (évidemment !)
-x-fic-th-lea-x
-2-lessoeurkaulitz483 ( et encore merci ! =D)
-tokiio-fictiion-hotel
- girls-ficthion
-letzten-beichten-x3( et merci pour tout tes com'z !)
- mwa-and-my-blog
- o0-x-soth-x-o0
-x-tokio-hotel-88-x
-xxfashionxx44
-dadycam
-j0uii-siif
-x0x-fan-fiic-x0x
-letzte-fic-kp
-xx-fic-zimmer-483-xx
-mizuki53
-Ich-Und-Mein-Traum
-th-marion-fic-melinda-th
-nigthmareofangel
-th-ist-m3in-traum
-fic-in-gluck
-x-her0iine-fic-x
-aude274
- x-petite-fic-comme-sa-x
- in-die-nacht-xxx
- x-scream-in-silence
-titeblonde2409
-zooumi-x3
- o0o-th-fic-history-o0o
-jumbii-du-13
Et voilà !! Vous serez prévenues !! Bisous et encore merci pour les com'z !! Vous êtes les meilleures j'vous aime fort fort fort !


# Posté le dimanche 20 janvier 2008 13:11

Modifié le jeudi 03 juillet 2008 11:48

Chapitre III

Chapitre III
- Je... Eum... Salut.
- Ouais.
- Tu... reviens quand ?
- Je sais pas trop... Dans 2 semaines normalement, peut-être plus...
- Ah.
Elle est perdue. Elle essaye de ne pas le montrer, mais ça se voit. Je lui souris, essayant d'être apaisant, mais me sens ridicule. D'habitude pourtant, je sais le faire ça, avec les filles. Nan avec tout le monde en fait. Je sais que j'ai un beau sourire, alors j'en use et j'en abuse. Et ça marche. Mais là... C'est différent. Je ne la connais pas, elle non plus me connaît pas. Je sais pas comment m'y prendre. J'ai pas envie qu'elle me prenne pour le mec que j'suis d'habitude. J'veux pas faire d'erreurs. Elle me fait un sourire, se tourne, et pars en direction de son immeuble, elle a toute la rue à remonter. Elle voulait marcher...
Je la regarde s'en aller, sans rien dire. Elle est belle, oui. Avec ses cheveux noirs qui volent au vent...
Elle s'éloigne de plus en plus, sans se retourner.
Sans m'en rendre vraiment compte, je me mets à courir pour la rattraper. Pourquoi ? J'la connais pas ! J'devrais me casser, rejoindre Georg, me taper de bons délires, et l'oublier en un rien de temps. Mais nan pourtant. A peine 2 jours qu'on se connaît, et pourtant, je n'ai pas envie de m'arrêter là. Elle me manque déjà. Je m'arrête à côté d'elle. Elle paraît surprise. Sans un mot, je la prends dans mes bras, et la serre fort contre moi. Elle sourit.
_________________________________________
Et me voilà dans les bras de l'autre, le c½ur battant à vive allure.
Il me relâche, en souriant.
- A bientôt j'espère me chuchote-t-il.
- Rêve pas trop lui répliquais-je en riant. Tu saura où me trouver.
Il esquisse un sourire, puis se tourne, et pars en direction du van qui m'a remmené au bas de ma rue. Je me retourne une dernière fois, puis m'éloigne à mon tour de l'endroit des « adieux ».
Je marche, les mains dans les poches, me remémorant les manège que j'avais faits avec ce mec. Je souris intérieurement en pensant à la tête qu'on tirait dans les manèges supers balaises. Il me plaît bien ce p'tit en fait... Il ira loin, il a toute la vie, toute sa carrière devant lui. Ca me fait rire de le voir si inconscient. Il se rend pas encore compte dans quel monde il vit on dirait.
Je repasse devant le bar de tout à l'heure, où le gérant m'a envoyé bouler. Il est désert. Le patron est avachi sur une chaise, à une table en terrasse, et me regarde passer. Il me sourit. Je ne lui rends pas son sourire. Hé ho faut pas abuser nan ! Il m'envoie chier comme la dernière des merdes, pis après il me sourit, et je devrais être polie en plus de ça ! Qu'il aille se faire foutre ce vieux con.
Soudain, il se lève, toujours en souriant, et se dirige vers moi.
- Hep toi là-bas !
Je ne me retourne pas, au début, pour qu'il accélère le pas, afin de me rattraper.
Ce qu'il fait.
- T'es la gamine de tout à l'heure qui voulait que j'l'embauche c'est ça ?
- On dirait, ouais.
- Hé ben, figures-toi qui j'y ai bien réfléchis, et ça me paraît être une bonne idée finalement. C'est vrai qu'on est super débordés, Kathia et moi, et on aurait bien besoin d'une autre serveuse.
- Ouais, ben c'est votre problème. Moi j'ai changé d'avis.
Il sourit de mon entêtement. Une gamine de 17 ans qui lui tient tête, ça doit pas lui arriver souvent. Il me regarde, hausse un sourcil, et se gratte son crâne dégarni.
- Qu'est ce que tu veux, gamine ?
- Des excuses.
- Des excuses ?
- Exactement. Quel tact ! me moquais-je.
Il se renfrogne, regarde ses pieds. Ca vient, je le sens, ça vient.
- C'est pas que j'aime tellement ça, mais... OK. Excuses-moi. J'ai pas été très « cool » comme vous dites.
Je souris, satisfaite de moi.
- OK. Je serais là, demain 6h. Ca va ?
- Parfait ! se ravit-il.
Je souris, et m'éloigne en souriant intérieurement. La case « travail » est remplie.
J'arrive en bas de mon immeuble, me dirige vers les escaliers, l'ascenseur toujours en panne, en pensant aux deux derniers jours que je venais de vivre. Pas mal, par rapport à d'habitude ! Les vacances commencent bien ! Dire que tout ça, c'est grâce à mon frère et à ses dettes...
J'arrive donc, pleine d'entrain et de bonne humeur (pour une fois !) dans l'appartement que je partage avec Hakim (mon frère). J'ouvre la porte, qui grince.
- C'est toi p'tite s½ur ?
- Nan, c'est Kim.
Il se précipite dans le couloir, sans prêter intention à ma blague, accours vers moi, et me serre dans ses bras.
- Qu'est ce qu'il se passe ? On fête quelque chose ?
- Ta survie.
Quoi ? Il peut répéter là ?
- Ma... ma survie ?
- Désolé, j'ai pas pu intervenir. J'étais chez ma copine, en train de la protéger. J'avais peur qu'il s'en prennent à elle, et vu que je comptais sur toi pour t'en sortir... J'avais raison.
J'ouvre des yeux ronds. Il se fout de moi là ? Il s'est rien passé de grave ! Juste deux p'tits mecs qui m'ont chopés, et foutus une baigne c'est tout ! Pas la première fois, et sûrement pas la dernière non plus. Pourquoi tout ce cinéma ?
- Nan mais j'suis pas une guerrière tu sais ! Pis lâches-moi là ! Tu pues le parfum pour homme ! Beurk !
Il rit, et s'écarte. Je le regarde droit dans les yeux, soupçonneuse.
Il ne dit plus rien. Il ne veut plus rien dire. Comme de peur d'en avoir déjà trop dit... Je le scrute au plus profond de son regard, il ment. Il est inquiet, et ça se voit.
- Quoi ? !
- Qu'est ce que tu caches ?
- Mais rien ! Arrêtes avec ta parano à la con là ! C'est chiant !
- Ouais ben si je meurs sans savoir pourquoi, j'te fous ma mort sur la conscience ! Compris ?
Il soupire.
- J'étais sur un coup. Gros coup. Le blèm c'est que ça à foiré. Au dernier moment, un type censé être clean s'est cassé avec la tune. Les mecs avec qui j'bossais m'ont mis ça sur le dos. J'leur dois du fric, maintenant. Beaucoup de fric. Et ces mecs déconnent pas avec ça. Il s'raient prêts à buter n'importe qui pour avoir leur putain de pognon.
J'acquiesce, solennelle.
- En gros, j'peux claquer d'une minute à l'autre, si j'fous un pied dehors.
- Ouais.
- Putain mais t'es con ou tu l'deviens ! Merde j't'avais pas dit d'arrêter ces plans à la con ? !
- Oh, oh la naine tu baisses d'un ton s'teuplè ! J'ai un mal de crâne infernal, alors ta gueule.
Oh non cette fois s'en ai trop. Je fais volte face, et me tire en claquant la porte. J'en peux plus de lui et de ses conneries ! Je dévale les escaliers en courant, et me retrouve dans la rue.
De toute façon, que je claque dans 2 jours ou dans 20 ans, qu'est ce qui change ?
Une larme de rage coule sur ma joue. Mes pensées se bousculent dans ma tête.
Je cours à vive allure, jusqu'à arriver au square. La nuit commence à tomber. Je m'assois sur le dossier d'un banc, et attends. Attends quoi ? La mort ? J'attends rien. Que le temps, la vie passe. Puis, sans réfléchir, j'attrape mon portable. Inconsciemment, j'appelle un numéro de mes contacts. Juste pour entendre une voix. Juste pour me rendre compte que j'existe, que je ne suis pas en plein cauchemar. TUUUT... TUUUT...
Ca sonne. Et moi, j'attends, comme une conne, en essayant de deviner qui va répondre.
- Ja ?
- Je... Euh...
- Kim ?
Je raccroche précipitamment. Evidemment, vu le bol que j'ai dans la vie, fallait que ça tombe sur lui. Putain de merde, fait chier ! Je suis à bout de nerfs. J'en ai marre. La nuit est tombée, et ça commence à se rafraîchir. J'sais même pas où dormir c'te nuit ! Ma vue se brouille. Les larmes roulent sur mes joues fraîches, sans que je ne m'en rende vraiment compte. Mon portable vibre. Je décroche, par réflexe de l'avoir fait trop souvent, et plaque le combiné à mon oreille. Je n'ai même pas regardé le numéro qui m'avait appelé. J'men fou en fait. Je décroche, c'est tout.
- Kim ?
Je me tais. En entendant la voix, mes sanglots ne font qu'augmenter. Je me sens lamentable, pitoyable.
- Réponds-moi s'teuplè ! ! T'es où ?
- ...
- J'suis encore là ! ! J'peux v'nir te chercher ! Réponds t'es où ?
- Au square. Sur un banc.
- J'arrive.
BIP. Quel con ! ! J'le hais ! Pourquoi il s'occupe de moi hein ? Pourquoi il m'a pas envoyé chier en disant qu'il dormait, qu'il était trop tard, comme l'aurait fait la plupart des gens ? Pourquoi il est gentil ? Beurk, j'eus un haut le c½ur. Soudain, une ombre s'approcha du banc sur lequel j'étais assise. Elle s'immobilisa devant moi. Je la regardai, sans trop la voir en fait. J'men foutais de savoir qui c'était. Je voulais disparaître, me métamorphoser en une plume légère qui vole au vent, libre, enfin.
- C'est pas bien de rester toute seule en pleine nuit à votre âge, me dit l'ombre d'une voix sarcastique.
- De toute façon j'ai nul part où aller alors ! Autant rester ici, je lui balance en reniflant.
- Si vous le dites, me répondit la voix.
Puis elle s'en alla d'un démarche nonchalante, elle avait du mal à tenir debout, et vacillait. Un alcoolo, sûrement de passage. Je ris intérieurement du ridicule de la situation, et pensai à me lever, et me tirer. J'avais envie de laisser en plan l'autre. J'avais envie qu'il me déteste au plus au point, et qu'il me lâche une bonne fois pour toute, mais ne trouvai pas la force nécessaire de me lever de ce banc miteux.
Une ombre imposante se posta devant moi. Nan. Une ombre maigrichonne en fait, avec des vêtements imposants. L'autre.


Suite dans ===> 30 com'z <===
Encore merci pour tout vos com'z !! Vous pouvez pas savoir à quelle point j'suis contente d'avoir des lectrice en or comme vous !! MERCI ! Et dites moi sincérement ce que vous pensez de ce chapitre !!


# Posté le samedi 26 janvier 2008 13:03

Chapitre IV

Chapitre IV
J'ai les yeux grand ouvert. Je sens le contact de son torse sur mon dos. Je n'ose pas bouger, ni même le repousser. Je n'arrive pas à dormir. Je ne sais pas quelle heure il est, ni le temps que j'ai passé dans ce lit, dans cette chambre d'hôtel au c½ur de Paris. Y'a plus de doutes à avoir, il est gentil, pour mon plus grand malheur.
Je sens son souffle saccadé sur ma nuque. Si j'avais été dans mon état normal, ça ferait longtemps qu'il serait à l'hosto, avec une de ses côtes explosée. Mais nan. Ce serait dégueulasse de lui faire ça, alors qu'il m'a héberger pour une nuit.
Mes yeux sont grands ouverts, et parcourent la pièce, plongée dans le noir.
Heureusement que le lit est grand. J'me demande ce que les autres vont penser demain, en nous voyant sortir tout les deux de la même chambre... Rien que de penser à la tête qu'ils vont faire, je souris. Personne n'est là pour profiter de mon sourire, tellement l'obscurité est profonde. Elle m'aspire, dans la nuit, et mes yeux se ferment doucement, sans m'en rendre vraiment compte. Des bras musclés s'enroulent autour de ma taille. Je sors immédiatement de ma léthargie provisoire, et me décale au bord du lit.
Si je continus à me décaler comme ça, et lui à se rapprocher, je risque de me retrouver par terre, avant demain. Mais qu'est ce qui m'a pris de l'appeler ? Qu'est ce qui m'a pris d'avoir accepté son invitation à dormir avec lui ? J'suis pas possible ! En même temps c'est pas comme si il m'avait laisser le choix...
Il recommence. Inconsciemment, mais il m'entoure de ses bras, comme si j'étais son doudou. Ce que je ne suis pas, et ne saurais jamais. Je me surprends à me dire : « Dommage, il est trop bien pour toi », mais chasse de suite ces paroles de mon esprit, avec un frisson. Un rayon de soleil matinal se faufile entre les volets fermés, et s'engouffre dans la chambre, venant chasser un peu l'obscurité de la pièce. J'ai froid, et cherche un endroit du lit plus chaud que les autres. Mon pied heurte accidentellement le sien. Je le retire précipitamment. Il bouge, je le dévisage, parcourant chaque recoins de son visage angélique.
Il ouvre doucement les yeux, s'éveillant petit à petit. Il me regarde, sans prononcer un mot, et me sourit.
- Bien dormit ?
- Ca va, mentais-je.
Le silence revient. Pesant, presque étouffant. Je détourne mon regard. Lui par contre, ne lâche pas, me regardant toujours avec cette même intensité qui me déstabilise tant.
Je m'éclaircis la voix, décidée à parler.
- Hum... tu m'as pas dit que tu devais partir hier ?
Il sourit.
- Si, mais notre manager nous a prévenu au dernier moment. En fait l'émission télé à été supprimé de l'emploi du temps. Donc on est resté. Mais on repart en fin de matinée pour Berlin. Encore 7 concert en Allemagne et la tournée sera finie.
J'acquiesce, attendant, ou plutôt espérant la suite, qui ne vient pas.
Au moment de désespérer, il ajoute enfin, ce que je croyais être ma suite.
- Tu connais Tokio Hotel ?
J'hausse la tête négativement. Jamais entendu parler.
Il n'ajoute rien de plus, et place ses mains derrière sa tête, contre son oreiller.
- Qu'est ce qui s'est passé hier, pour que tu fugue comme ça de chez toi ?
- J'ai 17 ans. Je fais ce que je veux d'ma vie.
Il sourit.
- J'ai pu le remarquer, comme je me fais toujours remballer...
Il plaisante, mais ses blagues ont le don de m'exaspérer. Je me laisse tomber lourdement sur le matelas moue, et soupire profondément.
Je le laisse me parcourir du regard, et prend le temps de rassembler mes pensées. Je me lève, sans un mots, et m'habille.
- Tu vas où ?
- Ecoutes Tom, je suis vraiment contente de t'avoir connu. T'es un type bien. T'as vraiment beaucoup de chance d'avoir cette vie. T'as pas encore connu le malheur, et je te souhaite sincèrement de ne jamais le connaître. J'espère du plus profond de mon c½ur, que tu te trouveras une copine, qui t'aimeras comme t'es, que tu lui f'ras des gosses, et que tu vivras heureux pour toujours, si c'est ça que tu souhaites.
J'ai presque les larmes aux yeux d'avoir prononcé ces paroles. Pour la première fois, je l'ai appelé par son prénom. Je crois que ce que je redoutais le plus est arrivé. Je me suis attachée à lui. Je ne veux plus avoir mal. L'heure des adieux à réellement sonné.
Je m'approche du lit, lui donne un baiser sur la joue, et me retire en silence de la chambre. J'atterris dans le couloir, et croise son frère. On dirait vraiment une meuf. Mais bon pas le temps de m'attarder à des détails, je bosse ce matin, et il faudrait que je repasse chez moi ni vu ni connu pour me laver. Je sors de l'hôtel après m'être fait tuer du regard par la réceptionniste, et respire l'air du dehors à pleins poumons.
Je regarde le ciel. Il fait toujours nuit, même si les premiers rayons du soleil apparaissent, fendant l'obscurité, comme sortis de nul part.
Je me mets en marche, quand une main m'attrape fermement le poignet.
- J'veux pas que tu partes.
Je me retrouve face à lui, à quelques centimètres de son visage, les larmes aux yeux. Le cauchemar recommence, je m'en souviens, et je le revois.
- Expliques-moi au moins !
- Tom, je peux pas. T'as rien à foutre avec une fille comme moi. Oublies-moi.
- C'est trop tard. J'peux plus.
Je tourne la tête, retenant les larmes qui me montent aux yeux. Ma gorge est nouée, mon nez me pique. J'ai envie de m'arrêter, de me mettre en pause. Je n'ai pas cicatrisé, je ne cicatriserais jamais.
Il me prend dans ses bras, son souffle chaud arrive sur ma nuque. Faut que j'me tire de c'te merde de vie. Mais j'peux pas. Pas de tunes, pas d'espoir surtout. C'est comme ça. Je ne veux pas qu'il me subisse.
Je m'écarte de son torse couvert d'un large tee-shirt.
- Il faut que je repasse chez moi me préparer. Je travaille dans une heure. J'suis désolée.
- Prépares-toi ici. Expliques-moi. J'te jure que j'te lâche après. J'veux juste savoir.
Les yeux recommencent à me piquer. Je repense à tout. Tout ça tourne en boucle dans mon esprit. Mon corps est attentif au moindre détails. Tout mes sens sont en alertes. Le cauchemar me revient en mémoire.
J'inspire un grand coup.
- D'accord. Mais vite.
Il sourit, et dépose un baiser sur ma joue. Je ne peux retenir un sourire moi aussi.
____________________________

La douche me fait du bien. J'en ressors, l'esprit encore moins clair qu'en y entrant, mais je me sens bien. Il m'attendait dans la chambre.
J'enfile rapidement mes vêtements, et sors, les cheveux encore trempés. Je regarde vite fait l'heure. 5h. Bon je suis en avance.
Il me regarde arrivé, et me fais signe de m'asseoir à ses côtés. J'obéis, sans broncher. C'est qu'il peut se montrer autoritaire le p'tit aussi !
Je le toise du regard. A ma grande surprise, lui, ne me regarde pas. Ses yeux fixe le mur en face, son regard perdu dans le vide. J'ai envie de claquer des doigts, pour voir s'il est encore vivant, mais je n'en fais rien. J'attends. J'attends quelque chose, qu'il prenne la parole, n'importe quoi.
Mais ça n'arrive pas. Il soupire bruyamment, puis se tourne vers moi, plongeant ses yeux noisettes dans les miens. Je sens mon estomac se noué. Qu'est ce que je suis conne !
__________________

Je ne sais plus quoi faire. Elle me déstabilise presque. Je n'ose plus la regarder. Je mets de l'ordre dans mes pensées, et me tourne finalement vers elle, essayant de pénétrer au plus profond de son être, en la regardant dans le blanc des yeux.
Qu'est ce qui a put la faire souffrir autant pour qu'elle soit si distante, qu'elle ait aussi peu confiance en la vie ?
C'est triste. A 17 ans, elle ne sait plus quoi faire, et elle ne s'autorise même plus à être heureuse. Maintenant c'est trop tard. Je peux plus la laisser faire. Je repense à notre rencontre. Il aurait suffit d'avoir fait comme si je n'avais rien vu, et rien de tout ça ne se saurait passé. Elle n'aurait pas dormi avec moi cette nuit, et je ne me serais pas attachée à elle.
Je m'éclaircis la voix. Après tout, il faut bien tué le silence un jour, qui commence d'ailleurs à se faire très pesant.
- Qu'est ce qui s'est passé pour que tu sois aussi triste ?
- J'suis pas triste. J'ai juste dit que t'avais pas vécu le malheur. Tant mieux pour toi d'ailleurs. C'est pas mon cas. C'est tout.
Le silence retombe. Il n'y a rien à ajouter. Son visage est livide. Je me demande si elle est encore consciente. Je n'ose plus rien faire, même ma respiration à ralentie. J'aimerais la prendre dans mes bras et lui dire que tout ira bien maintenant, que je suis là, que je la protégerais, mais j'peux pas. Soudain, elle se retourne vers moi, et prend une profonde inspiration.
- Pourquoi tu t'accroches à une branche trop fragile ?
- Si tu compares la branche à toi, ben parce que... parce que t'es la première fille à m'envoyer chier, j'ai jamais eu une relation pareil avec une fille.
Elle hoche la tête, et sourit.
- Tu veux vraiment savoir ?
- Ja.
- OK alors accroches-toi, ma vie est pas toute rose.



Voilà enfin la suite. Vraiment dites moi ce que vous en pensez parce que j'ai de gros doutes. Voilà merci je vous fait confiance ! Merci pour tout vraiment !
Suite dans 30 com'z !

# Posté le samedi 02 février 2008 15:02